Ma demande de chèque énergie refusée pour 38 euros d’écart

Julien Lemaire

mai 12, 2026

Je m’appelle Julien Lemaire, rédacteur spécialisé en aides sociales et démarches administratives. Un mardi de novembre 2024, devant mon écran dans mon appartement près de la place Jean-Jaurès à Saint-Étienne, j’ai vu apparaître non éligible pour le chèque énergie. La tasse de café était tiède, le courrier de Service-Public.fr ouvert à côté de l’avis d’impôt 2024, et j’ai compris que quelque chose coinçait.

Le refus est tombé sur 38 euros

J’ai d’abord cru à une erreur. J’ai relancé le simulateur deux fois, puis j’ai repris l’avis d’impôt ligne par ligne. Le chiffre qui comptait était le revenu fiscal de référence : 12 438 € pour 1 part, quand le plafond affiché était de 12 400 €. L’écart ne faisait que 38 €, mais il suffisait à faire tomber l’aide à zéro.

Le plus agaçant, c’est que le site n’expliquait rien . J’avais posé l’avis d’impôt sur la table en bois, avec le stylo bleu encore ouvert et la facture de gaz de janvier 2025 sous le coin gauche. Je me suis senti bête pendant quelques secondes, puis j’ai noté le résultat sur un carnet noir pour éviter de me tromper une quatrième fois.

Ce que j’ai vérifié dans mes papiers

En relisant, j’ai compris que je regardais le mauvais indicateur. Mon salaire net de 1 827 € ne servait à rien dans ce dossier. Ce qui comptait, c’était le RFR figurant sur l’avis 2024, pas la somme qui arrive chaque mois sur le compte. Je le savais en théorie ; sur le moment, j’ai hésité une seconde, et c’est là que le piège m’a sauté au visage.

J’ai aussi vérifié l’adresse fiscale et la composition du foyer. En couple, sans enfant, je n’avais pas de changement de situation à signaler en 2024, mais j’avais oublié qu’une petite prime et 2 heures supplémentaires en 2023 avaient fait bouger le calcul. J’ai repris le courrier de la DGFiP, puis j’ai comparé avec mes notes, ce que je fais rarement quand je suis pressé.

Pour être sûr, j’ai refait la simulation avec les bonnes données sur Service-Public.fr. Même verdict, même froideur, même silence. Cette fois, j’ai noté l’heure : 18 h 42. Le site ne mentait pas, il ne racontait juste pas l’histoire complète.

Ce que je retiens, sans enjoliver

Oui, le chèque énergie vaut la peine d’être vérifié si vous voulez savoir où vous en êtes avant la campagne suivante. Non, il ne sert à rien si vous cherchez une explication détaillée du rejet : il renvoie seulement à un seuil et à un chiffre exact. À mes yeux, le bon réflexe consiste à relire l’avis d’impôt dès sa réception, puis à contrôler le RFR avant de conclure trop vite.

Depuis, je garde l’avis 2024 dans la pochette cartonnée avec la facture d’électricité du 7 du mois et celle du gaz du 14. À Saint-Étienne, entre la rue de la République et la place Jean-Jaurès, ce sont ces papiers-là qui m’évitent de perdre du temps. Et si le chiffre est dépassé de 38 €, je sais maintenant que le refus ne bougera pas.

Julien Lemaire

Julien Lemaire publie sur le magazine Aide Mon Projet des contenus consacrés aux aides, aux démarches et aux dispositifs utiles selon les profils et les situations. Son approche met l’accent sur la clarté, l’organisation des informations et les repères concrets pour aider les lecteurs à mieux comprendre un sujet avant d’engager leurs démarches.

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